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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 22:40
Terre-Mal-Bien---Lumiere--.jpg
 
Voici sûrement un des plus grands paradoxes de l'Histoire de l'Humanité :
 
- L'Homme Préhistorique vivait en tribut alors que paradoxalement , il n'avait au final guère besoin des autres dans son quotidien... Il eut put se suffire à lui même et tirer subsistance de la chasse et de grottes ou abris d'infortune... Il avait l'illusion de la dépendance ...
 
 - Alors que l'Homme moderne vit seul , isolé , individualiste ... Alors qu'il n'a jamais eu autant besoin de l'Autre avec qui , pourtant, il n'est pas prêt à vivre ni même partager... Il a l'illusion de l'indépendance...
 
Le 3ème Paradoxe : Celui de LA PEUR : Hier , la Peur rassemblait les Hommes ... Aujourd'hui , la Peur les isole ... Mais dans les 2 cas , elle fédère dans l'effroi... Dans le passé par l'ignorance et la difficulté de communiquer, aujourd'hui par une autre forme d'ignorance et une autre forme de problème de communication... L'Acculturation , la Diversion de la Désinformation (faits divers fait diversion) , l'infantilisation de par la Dictature du Divertissement et du Sexe...
  
Ceci est le fruit d'une double illusion Paradoxale ... Et si ces 2 pensées sont fausses , ... Alors qui donc peut être incriminé dans l'individualisme rampant qui gagne de par trop ce monde et s'immisce dans nos esprits insidieusement...?
Non , la Télé et le Marketing ne sont pas seuls coupables et Nous petites victimes de ce système qui oppresse nos esprits et compressent nos Libertés... Non , il n'y a pas que cela ... Nous sommes aussi coupables... Et eux victimes de leur aveuglement...
 
"Sans la Communauté des Hommes, Aucun Homme ne pourrait survivre" (Dalaï Lama) ...
 

Et de Donner ces 2 Extraits de l'Oeuvre d'Alexis de Tocqueville... Ecrit au XIXème Siècle ... :

 

"Je pense que l'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédée dans le monde... Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et, s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre, il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? [...] Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige. "

 

« Il y a un passage très périlleux dans la vie des peuples démocratiques.

 

 

Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d’eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu’ils sont prêts à saisir. Préoccupés du seul soin de faire fortune, ils n’aperçoivent plus le lien étroit qui unit la fortune particulière de chacun d’eux à la prospérité de tous. Il n’est pas besoin d’arracher à de tels citoyens les droits qu’ils possèdent ; ils les laissent volontiers échapper eux-mêmes (…)

 

Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu’il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que d’apercevoir comment la liberté sert à se le procurer ; et, au moindre bruit des passions politiques qui pénètrent au milieu des petites jouissances de leur vie privée, ils s’éveillent et s’inquiètent ; pendant longtemps la peur de l’anarchie les tient sans cesse en suspens et toujours prêts à se jeter hors de la liberté au premier désordre.

 

Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur ; elle est esclave de son bien-être, et l’homme qui doit l’enchaîner peut paraître. (...)

 

Il n’est pas rare de voir alors sur la vaste scène du monde, ainsi que sur nos théâtres, une multitude représentée par quelques hommes. Ceux-ci parlent seuls au nom d’une foule absente ou inattentive ; seuls ils agissent au milieu de l’immobilité universelle ; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses, ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les mœurs ; et l’on s’étonne en voyant le petit nombre de faibles et d’indignes mains dans lesquelles peut tomber un grand peuple…

 

Le naturel du pouvoir absolu, dans les siècles démocratiques, n’est ni cruel ni sauvage, mais il est minutieu et tracassier. »

 
Thierry Chapin
 

 
 

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